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Le Monastère des Carmes

novembre 22, 2010 by Trie-sur-Baïse No Comments

Le Monastère des Carmes

Un monastère se construit à Trie : le monastère des Carmes. Il est aussi intéressant que capital de se pencher sur l’origine du mot: il vient en fait du Mont Carmel (Syrie), mont sur lequel s’étaient retirés des ermites pour constituer l’ordre des Carmes.

Ce dernier prescrivait l’abstinence perpétuelle, le jeûne, la pratique du silence et la pauvreté. Au XVème siècle, il devait être habité par 25 personnes : religieux, prêtres, autres frères et capitulaires. Le monastère contribua par son importance à augmenter la grandeur et la richesse de la ville.

L’église des Carmes

Le début de la construction reste un point d’interrogation (les documents 18563 et 18565, archives du séminaire d’Auch, déclarent « On ne connaît pas la date de la fondation de la maison… »). Fut-il fondé entre 1357 et 1365 comme d’aucuns le prétendent ?

La date inconnue de la fondation, n’empêche nullement « la maison » d’avoir une certaine splendeur : « Le couvent de Trie fut au XVème siècle assez considérable tant par le chiffre de ceux qui l’habitaient au nombre de 25… »

Quant à l’architecture elle-même, elle est relativement dépouillée : pas de bas-côtés, ni de transept, un chevet à pans coupés.
La voûte a cinq travées.
Le portail d’entrée est face au choeur.
Le clocher, aujourd’hui disparu, était sur le côté gauche au milieu de l’édifice. (Edifice long de 34,40m, large de 10,20 m, haut de 12 m).
On compte 3 baies dans le chevet.
Les arêtes s’arrêtent sur des modillons au lieu de descendre jusqu’au sol. Sur ces modilllons sculptés : anges, boeufs, aigles, lion à peine visibles à l’heure actuelle.
On dénombre 6 chapelles à niche : 3 à droite, 3 à gauche :
– la 1ère à gauche (Ste Aime) : lieu de sépulture de la famillle Bonnassies de Trie
– la 2ème à gauche (Notre Dame du Mt Carmel)
– la 3ème (St Joseph) Tombeau de la famille des Sariac

De chaque côté du Choeur se trouvent deux grandes niches : les « enfeux » destinés à la sépulture des prieurs.
A la voûte : 6 écus avec des traces méconnaissables sont visibles à la croisée des ogives.
Dans le choeur : on observe les armes mêlées du roi de France et du seigneur de la bastide (3 lys, couronnes royales avec pointes tournées vers le choeur).

Y-a-t-il eu une ou deux églises, une première chapelle vers 1360 et une deuxième (l’actuelle) commencée vers 1435 ?

En 1791 l’église fut vendue comme bien national ; les chapelles devinrent des granges, des échoppes…

1850 : Alcide Curie-Seimbres en devient propriétaire

1895 : On y établit un chai, une auberge, des écuries.

1940 : Elle servit de grange à une société d’autobus.

Le cloître

Notre Dame des Neiges